Musilac – 2015

18 juillet 2015 Pas de commentaire
 Le Coeur Éléphant s’invite au Musilac !

Le Musilac, c’est un festival de musique, majoritairement pop-rock, organisé dans la jolie ville  d’Aix-les-Bains. Chaque été, depuis quelques années, les trois scènes qui composent l’événement s’installent sur l’esplanade du lac du Bourget. Durant 4 jours des artistes, reconnus en France comme à l’international, viennent se produire devant des milliers de spectateurs. De quoi contenter les oreilles et faire le plein de good vibes.

Il faut préciser que nous n’avons pas choisi ce festival par hasard, premièrement MUSE s’y produit cette année (oui c’est un excellent argument), deuxièmement il tombe le week-end prolongé du 14 juillet, troisièmement il est magnifiquement situé à côté du grand lac du Bourget, quatrièmement, c’est l’été et donc la période idéal pour faire la fête dans de bonnes conditions. Bon, on arrête là les justifications et c’est parti pour la réservation, on opte pour le pass 4 jours + camping à 210 €.

Programme, entre autres, de ces 4 jours :

Nous n’assisterons malheureusement pas au before, nous choisissons de poser le vendredi 10 et le lundi 13 juillet et de nous rendre sur Aix-les-bains le jeudi 9 au soir après le travail.
Nous arrivons sur place vers 23h30 après environ 5h de voiture,  nous tentons le tout pour le tout, et nous dirigeons en centre ville afin de trouver une place pour se garer. Quelle chance ! Nous trouvons un emplacement libre sur un parking juste à côté de l’entrée du camping, la voiture est en sécurité, à priori le gros du troupeau n’arrivera que le lendemain. Nous regroupons nos affaires, et nous présentons à l’entrée du camping.

Le camping.

C’est un groupe de bénévoles enjoués qui nous accueillent avec de grands sourires et nous demandent d’où nous arrivons à cette heure tardive, en un clin d’oeil nous voilà dans l’ambiance joviale et chaleureuse du Musilac et de son camping. On nous passe nos petits bracelets qui nous assure l’entrée au camping et au festival pendant toute la durée de celui-ci et on nous dirige vers notre emplacement.
Le camping est entièrement géré par des bénévoles, et on peut dire qu’on a été épaté par leur efficacité, les tentes sont impeccablement alignées, avec des espaces de sécurité et des allées plus ou moins grandes pour se déplacer facilement. On nous propose même un coup de main pour monter notre tente, nous nous retrouvons à côté de deux jeunes femmes en train de se débattre avec les arceaux de leur future chambre, nous, nous promulguons l’efficacité de la tente 2s Quechua. Aussitôt jetée, aussitôt prête. Quelques minutes après notre voisin d’à côté vient à son tour s’installer. Après une petit demi-heure d’installation, nous sommes tous arrivés à dresser nos petits espaces de conforts. Pour fêter cela, nous nous rendons en centre-ville pour boire un coup avec nos voisins de campings, histoire de faire connaissance avant de débuter les hostilités et, il faut bien le dire, le petit groupe ne s’est, par la suite,  pas vraiment quitté durant toute la durée du festival.

Aix-les-bains.

Le festival ouvre ses portes, généralement en fin de matinée ou tout début d’après midi, pour fermer tard dans la nuit entre 00h et 3h du matin selon la programmation. Notre première matinée s’est donc déroulée calme et paisible, nous sommes allés acheter de quoi petit-déjeuner et nous nous sommes installés sur la jetée du port, en plein soleil, l’eau limpide sous nos pieds et la vue sur le lac et ses montagnes à l’horizon. Les festivaliers sont arrivés en masse durant toute la matinée et nous en avons donc profité pour faire une petite balade dans Aix-les-bains afin de découvrir les lieux et se familiariser avec notre environnement.

Les rives du lac du Bourget

Un petit tour à la supérette du coin, qui fait son chiffre de l’année en 4 jours, afin de se ravitailler en nourriture et boissons en tout genre, puis c’est partie pour la découverte du festival. Nous avons d’abord repéré les concerts que nous souhaitions voir absolument, puis les groupes qui nous paraissaient intéressants pour ne pas louper leurs heures de passage. Nous ne nous sommes pas précipités à l’ouverture, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a du monde. L’entrée reste, malgré tout, très fluide, fouille des sacs par des vigiles, présentation du bracelets d’entrée et le premier stand qui s’offre à nous est celui des bénévoles du festival. Ils sont là pour nous orienter, nous conseiller et nous distribuent même des bouchons d’oreilles en mousse pour nous prémunir lors des concerts, les décibels c’est sympa, mais sur une durée d’exposition élevée ça peut devenir assez néfastes.

Le festival.

Tour  d’ensemble des stands, majoritairement composés de nourriture, diverses marques de boissons alcoolisées et de goodies. On se prête rapidement au jeu, dégustations par ici, stand de jeu par là, animations, puis c’est l’heure du premier concert. On passe la journée sur place avec nos acolytes et rejoignons le camping dès que la fatigue nous gagne.
Autres gros points positifs de ce camping, et je tiens à le préciser, la propreté des sanitaires. Quasiment toujours du papier toilette, même s’il est préférable de prendre le sien histoire de ne pas se retrouver devant le fait accompli, c’est peut être un détail mais quand même, pour un festival, c’est du luxe ! Les WC sont passés à grandes eaux plusieurs fois par jour et vidés régulièrement. Et que dire des douches, un peu d’attentes mais de l’eau chaude, des miroirs et des cabines intimes, du luxe vous dis-je.

Pêle-Mêle Musilac 2015

Ces quelques jours au musilac se sont magnifiquement déroulés, entre petits-déjeuners au bord du lac avec le temps sublime, le “before” des campeurs consistant à prendre l’apéro à toute heure, les baignades matinales dans le lac quand les douches étaient prises d’assaut, les concerts de tous genres avec, parfois, de jolies découvertes, les rencontres des festivaliers et campeurs, les piques-niques et allers-retours à la supérette. Nous avons vécu dans notre petite bulle de nonchalance avec pour seules préoccupations, la musique, l’amusement et l’apéro. Tout s’est merveilleusement déroulé, nous avons pu voir de nombreux artistes, nous garderons surtout en tête les concerts de Gojira, The Kooks, Selah Sue, Slash, Cœur de Pirate, Brigitte, Angus et Julia Stone, Calogero, David Guetta, The Shoes, Christine and The Queens, The Chemical Brothers.

En attendant Muse

Muse.

Puis nous avons accueilli le dernier jour avec une excitation non dissimulée, le “bonus day“du festival est aussi celui où le plus grand nombre de gens est attendu. En effet, ce soir c’est Muse, et même si nous avons déjà eu la chance d’assister à un de leur concert il y a quelques temps, pas question d’être mal placés. Nous nous mettons donc tous d’accord pour partir réserver nos places tôt. S’en suis une longue attente, tout un après midi à se dessécher en plein soleil pour n’être qu’à quelques pas de la scène.
Bastien nous dégote une bâche qui nous isolera de la poussière et  sur laquelle nous essaierons de trouver, tant bien que mal, un peu de confort, puis tour à tour nous faisons les allers-retours au point d’eau pour remplir les gourdes et mouiller les tee-shirts de tout le monde afin de ne pas se déshydrater avant le spectacle. Nous avons déploré la perte d’un tee-shirt dans un aller-retour au point d’eau, tant pis, on est là pour Muse rien ne nous arrêtera, même pas être à moitié nu dans la foule. Une après-midi éprouvante mais un moment de délivrance qui vaudra le détour, la première partie est assurée par le groupe Triggerfinger, une belle révélation pour nous qui n’avions pas la chance de connaître ces gentlemen du rock. 

Puis, finalement, l’heure du dernier concert, MUSE. Nous ne regrettons pas l’attente, surtout en prenant conscience de la masse qui s’est accumulée derrière nous jusqu’à l’entrée du festival. Nous sommes aux premières loges et nous nous régalons, le coeur éléphant déborde. Nous avons passé un magnifique concert, le plus attendu mais le plus magique à nos yeux. Nous sommes restés un moment après la fin du concert, des étoiles plein les yeux et un petit pincement quand on se rend compte que c’est la fin.
Nous quittons les portes du festival tout excités et enchantés et nous dirigeons vers le camping en entonnant diverses chansons du concert, c’est la dernière nuit, nous en profitons jusqu’au bout, demain il nous faudra nous dire au revoir avant de quitter les lieux.

Souvenir.

Disons le sans honte, le réveil est difficile et l’humeur morose, nous rangeons nos affaires dans le silence et les soupirs. Tout bien empaqueté, et voilà le moment de ranger les tentes, nous nous déridons un peu, les arceaux semblent une chouette idée quand il s’agit de replier une tente 2s. Mais nous y arrivons, le temps de tout charger dans la voiture et c’est l’heure des derniers au revoir, des échanges de facebook en se promettant de garder le contact. Puis nous voilà parti, retour au bercail.
L’expérience Musilac aura tenu ses promesses, un festival à moindre coût qui propose du lourd dans un environnement privilégié, nous avons été conquis. La prog, l’ambiance, les gens, le camping, pour nous ça a été le top. Merci le Musilac, merci à toute l’équipe et aux bénévoles, merci à la ville d’Aix les bains de faire en sorte d’accueillir cet événement chaque année, et à bientôt promesse d’éléphant !

Muse – Musilac – 2015