Nos premiers pas en Nouvelle-Zélande

12 mai 2017 2 Commentaires

Auckland

AucklandAprès notre court séjour en Thaïlande, nous avons atterri à Auckland où nous avions réservé un airBnB pour 3 nuits. En arrivant à l’aéroport, après avoir récupéré nos bagages et passé la douane sans encombre, nous avons pris le bus direction le centre-ville. Notre AirBnB était bien situé, afin que nous puissions faire toutes les démarches administratives à pieds. Dès le lendemain, nous avions rendez-vous à l’ANZ afin de finaliser la préouverture de nos comptes en banque et de pouvoir avoir une carte bleu.

La banque

BanqueNous avions fait les démarches en ligne avant notre arrivée en Nouvelle-Zélande. L’ANZ nous avait alors envoyé un mail afin de nous faire part des justificatifs dont ils auraient besoin notamment pour notre preuve d’adresse postale outre-mer. C’est donc confiant que nous avons débarqué, facture EDF, facture mobile et même avis d’imposition en main. Oui mais voilà, on nous a fait très justement remarquer que ces justificatifs étaient en français, et que comme personne ne parlait français dans le bureau à ce moment-là, on ne pouvait rien faire pour nous. On nous a donc proposé, soit de donner nos documents français et d’attendre le lundi suivant pour que ceux-ci soient certifiés en  interne, soit de reprendre un rendez-vous et d’y amener d’autres justificatifs de domicile, comme une facture d’hôtel en Nouvelle-Zélande avec une attestation d’hébergement ou une attestation en anglais de notre banque française.
Bref, la loose ! Comme nous ne souhaitions pas rester sur Auckland,nous avons opté pour un rendez-vous la semaine d’après dans leur bureau de Tauranga. Lorsque nous y sommes allés, nous sommes arrivés avec une facture d’airBNB en anglais, une attestation de notre banque française en anglais, et au cas où, nous avions demandé à la dame chez qui nous logions de nous faire une attestation étant donné qu’elle était cliente ANZ. Même si nous voulions utiliser cette attestation qu’en dernier recours, sachez que c’est bien le seul document qui n’a pas posé problème, pour finaliser nos ouvertures de compte.

Afin d’éviter de perdre du temps, rendez-vous directement à la banque avec une attestation d’hébergement de votre hôte, cela vous évitera bien des déconvenues. Sinon, pensez à demander une attestation en anglais à votre banque avant votre départ.

Le téléphone

Même si nous n’avions pas pu régler nos ouvertures de compte à Auckland, nous avons pu acheter nos cartes sim et nos nouveaux forfait prépayés. Bastien a pris une carte sim SPARK avec une offre « voyageurs » permettant de bénéficier de minutes de communications et textos vers l’étranger et notamment vers la France. Jess n’ayant pas un téléphone compatible au réseau SPARK (allez savoir…) a opté pour une carte sim chez VODAFONE avec un forfait prépayé à la demande. A noté toutefois que l’offre voyageur doit exister chez eux également, car nous l’avons vu sur des magazines, mais le vendeur n’a pas su nous renseigner.

SPARK dispose de l’ensemble des anciennes cabines téléphoniques converties en bornes wifi (1G d’internet / jour) cette offre est proposée à tous leurs utilisateurs !

Maunganui
Tauranga

Après 3 nuits sur Auckland, nous avons décidé de partir pour Tauranga. Un ami de Bastien vis là-bas, et la saison des kiwi commence, c’est donc là-bas que nous trouverons plus facilement du travail. Nous nous logeons en AirBnb, puis après avoir finalisé l’ouverture de nos comptes en banque, nous faisons les démarches, directement en ligne, afin d’obtenir un numéro IRD.

IRD : C’est un numéro d’imposition qui nous permettra de récupérer, à la fin de notre voyage, toutes les taxes que nous aurons payé en sus car, en tant que PVTistes, nous sommes taxés au taux le plus haut lorsque nous travaillons, sachant que nous sommes prélevés à la source. Sans numéro IRD impossible de prétendre à la récupération de vos deniers par la suite.

Les démarches sont faciles et nous avons obtenu notre numéro en 2 jours ouvrés, par email.
Si nous comptions obtenir un travail rapidement dans les plantations de kiwis, le temps nous a vite calmé. Un cyclone se balade entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, autant vous dire que les 2 premières semaines qui ont suivi notre arrivée ont été… humides. Autre fait ralentissant, sans voiture les déplacements sont très chers, comptez 3,40$ un allé simple, et difficiles. Aucun bus ne nous emmène clairement à une plantation. Il nous faut donc une voiture.

Véhicule

vanQuitte à nous acheter notre propre moyen de locomotion, nous optons pour l’achat direct d’un van, puisque à terme, nous souhaitons en faire notre maison. En Nouvelle-Zélande ce procédé est très commun, beaucoup d’espaces ont été adaptés, gratuits ou payants selon le confort désiré, afin d’accueillir les véhicules aménagés. Nous décidons donc de consulter les annonces de particulier sur internet afin de trouver notre bonheur dans les alentours.

La page facebook des français de Nouvelle-Zélande, le site trademe, le site turnersauction, peuvent vous aider dans le cadre d’une recherche de véhicule.

Après 2 jours, nous pensions avoir trouvé notre bonheur, avons fait une proposition au propriétaire qui était d’accord, avant de faire volte-face dès le lendemain et de revenir sur le prix de son véhicule prétextant quelques excuses bidon. Dépités, nous nous rendons compte que nous avons bougé trop vite. Il est bien plus facile de trouver des véhicules sur Auckland ou Wellington. C’est ainsi que nous prenons la décision, un peu amer, de revenir sur nos pas. Bastien a repéré un van sur internet chez un revendeur, l’objectif est donc d’aller voir ce qu’il en est.

Retour sur Auckland

Nous ne savons pas si c’est par dépit ou précipitation, ou bien les 2, mais nous décidons d’acheter le van pseudo-aménagé trouvé par Bastien dès que nous le voyons. Il est visuellement en piteux état, des travaux sont à prévoir, et même si un aménagement succinct a été fait à l’intérieur, nous décidons qu’il faudra le refaire entièrement après un bon décrassage et un petit coup de peinture.
Cependant, niveau moteur, même s’il n’est pas puissant, il semble en très bon état, et n’affiche que 165 000 km, ce qui ne court pas les rues à ce tarif-là. Nous acceptons donc de débourser 5500$ (3600€) et de nous lancer dans l’aventure « rénovation et aménagement d’un van ».

Le Wwoofing

woofingAfin de cesser de dépenser inutilement notre argent en nourriture et logement, nous optons pour l’option woofing. Nous achetons donc notre profil en ligne et répondons aux annonces des fermes autour d’Auckland. Cette solution nous permet, en échange de 4 à 5 heures de travail par jour, de profiter de 3 repas par jour et d’un logement chez l’habitant. Le reste de notre temps libre nous permettra, du moins nous l’espérons, de travailler sur l’aménagement du van. C’est donc le programme que nous suivrons dans un premier temps, sans vraiment nous fixer de limite de temps. Nous verrons plus tard pour nous trouver de vraies missions rémunérées.

Bisou éléphant.