La certification “self-contained” en Nouvelle-Zélande

6 juillet 2017 31 Commentaires

Voyager en Nouvelle-Zélande, c’est bien, mais le faire en road trip avec son van, c’est encore mieux. Ce pays accueille chaque année des centaines de milliers de touristes, et propose des aires de stationnement gratuits un peu partout pour les van et véhicules dit “auto-suffisant”. C’est un bon moyen de voyager à bas prix, et de profiter de spots vraiment géniaux !
Comme c’est l’option que nous avons choisi, nous avons décider de partager avec vous nos conseils et astuces pour pouvoir prétendre à la certification “self-contained”, du moins telle que nous l’avons vécu en 2017.Attention, cet article ne vous exempte en aucun cas d’aller visiter le site officiel :

 

https://www.nzmca.org.nz/certified-self-containment/

 

Malheureusement, la réglementation vis-à-vis des véhicules autonomes tend à se durcir dans les années à venir, aussi il est impératif de bien se renseigner avant de se lancer dans un quelconque aménagement. Malgré toutes les mesures préalables que nous avions prises, certaines règles n’étaient pas précisées dans le site officiel et nous ont pourtant été demandées lors de notre passager devant “l’inspecteur”.

 

Voici la liste des règles telles que nous avons dû les suivre, imposées pour une autonomie de 3 jours :

 

L’eau propre : 4L d’eau propre par personne et par jour. Soit, pour 2 personnes un bidon d’une contenance de 24 litres. Nous avons choisi de relier notre bidon d’eau propre à un petit robinet à pompe manuelle, trouvé dans un magasin spécialisé, pour les plus gros budgets il en existe à pompe électrique. Point particulier non spécifié sur le site internet, votre tuyau d’arrivée d’eau doit être opaque.
Nous avons utilisé des bidons de 25L, que vous pouvez trouver aisément pour 25$ l’unité dans n’importe quels magasins de bricolage, tels que Bunnings, ou Mitre 10.

Nous avons utilisé un morceau de tuyau d’arrosage pour notre tuyau d’arrivée d’eau, bien moins cher et tout aussi performant qu’un tuyau opaque de plomberie.

 

L’eau grise : Un bidon de la même capacité que celle de l’eau propre, évidemment, toute l’eau souillée doit pouvoir être récupérée. Point particulier non spécifié sur le site internet, votre bidon d’eau grise doit être équipé d’une sortie d’air qui doit conduire à l’extérieur du véhicule, et doit passer au-dessus du niveau de l’évier.

Vos bidons doivent obligatoirement être sécurisés grâce à des fixations rigides tels qu’une planche de maintien.

 

Un évier : plus commode pour utiliser votre eau tout de même, celui-ci doit être relié par un siphon à votre bidon d’eau grise, et la connexion au bidon doit être étanche. Pour ceux qui souhaite pouvoir sortir leur bidon d’eau grise, comme nous, la difficulté réside dans cette connexion qui doit être étanche et amovible.
Côté capacité, aucune obligation, mais pour votre confort personnel veillez, à minima, à ce que la profondeur et la largeur soit assez conséquente pour pouvoir faire la vaisselle ou pouvoir remplir ne serait-ce qu’une casserole d’eau sans difficultés.

Pour notre évier, étant donné les prix exorbitants pratiqués, nous avons utilisé une écuelle pour chien (astuce trouvée sur pvtistes.net), que nous avons découpé pour y placer bonde et siphon, et le tour était joué.

 

Un tuyau d’évacuation : Votre bidon d’eau grise doit pouvoir être vidangé sans difficulté. Pour se faire, il faut que celui-ci puisse être équipé d’un tuyau d’évacuation opaque de minimum 3 mètres de long qui le reliera à un réservoir d’eau usée. Nous avons, une nouvelle fois, utilisé un tuyau d’arrosage à cette fin.

 

Une poubelle : celle-ci doit obligatoirement être équipée d’un couvercle. Point particulier non spécifié sur le site internet,  votre poubelle doit être sécurisée, à minima, avec un tendeur élastique afin de ne pas tomber durant les transports. Aucune obligation concernant la capacité.

 

Les toilettes : d’une capacité de 1L par personne et par jour, soit, dans notre cas, un réservoir de 6 litres. Ils doivent obligatoirement être accessibles en permanence, que votre lit soit tiré ou non. Point particulier non spécifié sur le site internet, vos toilettes doivent être sécurisé à l’intérieur d’une boîte fixe et refermable, et ceux afin d’éviter qu’ils ne tombent et se déversent en cours de route.

Nous n’avons jamais utilisé les toilettes durant notre road-trip, il y a une multitude d’emplacements gratuits équipés de toilettes publics. En nouvelle-Zélande les toilettes publics sont généralement très bien entretenus.

Une fois que vous répondez à tous ces critères de sélection, direction un centre agréé afin de passer l’inspection. Vous pouvez trouver des magasins spécialisés en camping-car et mobil-home qui proposent ce service pour 150 $.
De notre côté, nous avons eu la chance de récupérer les coordonnées d’un “self containment officer”, ce sont des volontaires de l’association New Zealand Motor Caravan, qui font passer la certification depuis leur domicile. Normalement ces renseignements ne sont disponibles que pour les membres de l’association, et pour être membre il faut compter dans les 220$.

campermate

 

Votre petite vignette en poche, à vous les routes de Nouvelle-Zélande et tous ses parkings gratuits prêts à vous accueillir ! Pour vous faciliter la vie, vous pouvez faire appel à des applications mobiles telles que Campermate, Rankers, WikiCamps.
Vous pouvez également retrouver la liste des emplacements sur le site du département de conservation : http://www.doc.govt.nz/freedomcamping.

Bonne chance et bon voyage !